L’utilisation plus fréquente, jusqu’à la fin des années 90, de l’expression de "Mineur Etranger Non Accompagné (Mena) s’est finalement avérée très peu adéquate lorsqu’il s’est agi de rendre compte de l’ensemble des situations d’arrivée de mineurs sur le territoire national. En effet comment traiter du cas de certains de ces jeunes, pourtant accompagnés à l’arrivée en France puis laissés seuls et livrés à eux-mêmes ? De plus comment s’interroger sur la responsabilité juridique d’un adulte accompagnant un mineur mais qui n’est pas son représentant légal ?
La notion de danger semblait ainsi ne concerner que les seuls mineurs non accompagnés » alors que certaines situations de maltraitance de jeunes, dits : « mal accompagnés » ne pouvaient être plus longtemps ignorées.
Or l’article 375 du Code civil français, évoque le danger lié aux comportements familiaux susceptibles de nuire à la santé, à la moralité et à la sécurité de l’enfant ainsi que celui provoqué quand les conditions de son éducation sont gravement compromises. La vie dans la rue, dans des lieux d’hébergements précaires parfois chez des adultesinconnus ou dans des ateliers clandestins sont tout autant facteurs de danger pour les enfants.
Ainsi, si depuis la fin des années 90, la dénomination de Mineur Etranger non Accompagné est encore usitée notamment en Europe, le terme de mineur isolé étranger est aujourd’hui plus couramment employé et désigne une situation juridique, celle du mineur étranger sans représentant légal en France
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