Paris tend la main aux jeunes Afghans


A partir de dimanche 17 janvier et jusqu’au 31 mars, la ville met à disposition de l’association Emmaüs les locaux de l’ancien hôpital Saint-Lazare pour héberger les exilés qui errent dans le 10e arrondissement. Des jeunes hommes de 15 à 30 ans, demandeurs d’asile, originaires d’Afghanistan pour la plupart. (...)

2’50 à l’étage des mineurs - Centre d’hébergement d’urgence Alphonse Bertillon (15e)

Ils sont environ 150 exilés à errer depuis des mois dans le 10e arrondissement. On les aperçoit autour de la gare du Nord et de l’Est, le long de l’avenue de Verdun, place Raoul Follereau, dans le jardin Villemin, ou Square Alban Satragne. La plupart sont des jeunes hommes de 15 à 30 ans d’origine afghane, mais aussi iranienne ou érythréennes.

Depuis la fermeture du centre de Sangatte en 2003 et celle de la « jungle » de Calais en novembre dernier, ils affluent à Paris où les réfugiés sont de plus en plus nombreux. La plupart des adultes demandent l’asile et certains possèdent même des titres de séjour. Contrairement aux idées reçues, ils ne sont souvent pas en transit vers l’Angleterre mais ont demandé l’asile en France.

La visite des élus parisiens le mercredi 13 janvier au centre Bertillon

Montée dans l’urgence, ce nouveau centre d’hébergement installé rue Bertillon (15e) a ouvert ses portes le 30 novembre. Cet ancien centre de cheminots permet d’accueillir 95 adultes et 30 mineurs étrangers isolés. Ce centre d’hébergement temporaire est géré par l’association Aurore- Cœur des Haltes.

Au premier étage, une dizaine d’élèves suivent sagement un cours d’alphabétisation. Anna leur apprend les rudiments de la langue française. A l’arrivée d’Anne Hildago, Première adjointe au Maire de Paris, Myriam El Khomri, adjointe au Maire de Paris, chargée de la protection de l’enfance et de la prévention spécialisée et Olga Trostiansky, adjointe chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion, l’enseignante et traductrice improvise un exercice pratique.

Pour en savoir plus, cliquez ici (site www.paris.fr).

Voir aussi l’article "A Paris, un nouveau point de chute pour les exilés afghans" paru dans Libération le 19.01.10.

Et l’article "Un peu de fraternité au petit déjeuner ça ne fait pas de mal" paru dans Libération le 22.01.10.

Pour aller plus loin, lire le communiqué de presse du Collectif de soutien des exilés du 10ème, daté du 17 janvier 2010.