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Belgique - Le drame des mineurs non accompagnés : exploitation, mauvais traitements, ils vivent le pire en tentant de s’offrir un avenir

Publié le mardi 27 juin 2017 , mis à jour le mardi 27 juin 2017

Source : www.rtl.be

Date : 26 juin 2017

« La disparition du petit Brahim ce week-end a mis lumière le drame vécu par les mineurs non accompagnés. Ils sont livrés à eux-mêmes et certains de ces enfants mettent bien des années à arriver chez nous. Cette année, 463 enfants réfugiés ont introduit une demande d’asile en Belgique.

Ils sont orphelins ou envoyés par leur famille pour trouver un avenir meilleur en Europe. Les mineurs non accompagnés sont surtout les migrants les plus vulnérables. Certains ont à peine 10 ans, mais la majorité a entre 16 et 17 ans. Ils suivent souvent des réseaux de trafiquants et paient plus de 15.000€ leur trajet. "Maintenant que la route gréco-turque est de plus en plus fermée, on passe par la route libyenne. La route libyenne qui coûte beaucoup plus cher, donc on voit beaucoup plus d’exploitation des enfants, beaucoup plus de mauvais traitements. Au fur et à mesure que les routes deviennent plus longues, elles deviennent plus coûteuse et donc elles amènent beaucoup plus d’exploitation des enfants", explique Katja Fournier, coordinatrice de la plate-forme Mineurs en Exil au micro de Sébastien Rosenfeld et Gilles Gengler pour le RTLinfo 19H.

"Certains décident de continuer pour rejoindre des membres de la famille qui sont dans d’autres pays"

Afghans, Erythréens, Syrien ou Marocains, leurs nationalités sont diverses, comme leur parcours. Ils mettent souvent plusieurs mois pour arriver en Europe. Dans notre pays, les mineurs non accompagnés représentent 6.704 signalements en 2015, 2.928 en 2016 et ce chiffre se réduit encore cette année. "Ce n’est pas forcément un pays qu’on recherche, c’est plus un pays où on arrive par hasard et où on peut se permettre d’arrêter de fuir. Après, il y en a certains qui décident de continuer pour rejoindre des membres de la famille qui sont dans d’autres pays, notamment les pays scandinaves ou l’Angleterre", précise Mme Fournier.

Avec comme seul repère un adresse en poche, ces enfants et adolescents sont prêt à tout pour atteindre leur but. Le renforcement des frontières extérieures de l’Union européenne en font désormais des cibles faciles pour le trafic des êtres humains. »

Voir en ligne : http://www.rtl.be/info/belgique/soc...


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