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Belgique - Mineurs non-accompagnés : " La priorité c’est de les inscrire dans la scolarité "

Publié le 6-09-2016

Source : RTBF

Auteurs : A.L. avec P.-Y. Meugens

« Le rapport 2015 de la Croix-Rouge révèle une explosion du nombre de mineurs réfugiés non-accompagnés accueillis par l’organisation. On est passé de 54 à 302 en 2015, c’est six fois plus par rapport à 2014. Cinq centres sont spécialement prévus pour accueillir les mineurs.

Renaud Mommaerts, adjoint à la direction du département d’accueil des demandeurs d’asile de la Croix-Rouge de Belgique explique à la RTBF comment s’organise l’accueil de ces jeunes mineurs non-accompagnés.

La situation chiffrée encore évolué à la Croix-Rouge. On était début 2015 à 54 places d’accueil pour nos structures. Aujourd’hui, on a une proposition de 800-850 places avec près de 700 mineurs non-accompagnés qui se situent actuellement dans nos centres.

Au niveau du réseau, on a remarqué effectivement une augmentation de 500 mineurs en 2014 pour la Belgique, à plus de 2000 mineurs en juillet 2016. C’est vrai que c’est une augmentation importante mais, toutes proportions gardées, on remarque que c’est une augmentation légèrement supérieure à l’augmentation globale des demandeurs d’asile, par rapport aux défis que l’accueil 2015 a demandé.

Comment cela se passe-t-il chez nous ? La situation n’est pas simple au jour le jour. C’est un nouveau public pour nous. On passe de 50 mineurs à 700 qui sont accueillis dans les structures d’accueil. C’est un public qui ne maîtrise pas toujours le français ou même l’anglais. Il faut un encadrement spécifique et rapproché. Mais la priorité c’est vraiment d’inscrire les jeunes dans la scolarité. Ils ont vraiment l’obligation d’aller dans les écoles ce qui n’est pas toujours simple non plus, les centres étant reculés des établissements scolaires qui sont parfois difficilement accessibles. On ouvre des classes-passerelles pour pouvoir accueillir ces jeunes. Sinon, au jour le jour, on leur propose des activités sportives, culturelles, sur le fonctionnement de la Belgique par exemple.

Les jeunes aussi nous apprennent des choses, comme par exemple le cricket qui est un sport très pratiqué en Afghanistan. La plupart des jeunes viennent d’Afghanistan. Le plus important c’est vraiment d’accueillir, d’accompagner le jeune dans sa vie au centre pour qu’il s’y sente vraiment en sécurité et qu’il puisse travailler à un projet de vie à venir.

Les mineurs non-accompagnés ont-ils un statut spécifique, protégé, en arrivant ici par rapport aux majeurs ?

Ils sont mineurs et donc ils restent en Belgique certainement jusqu’à leur majorité. Et donc c’est ce travail sur un plus long terme que le public adulte, effectivement, qui représente tout un défi. Le profil du mineur : ce sont principalement des jeunes hommes d’origine afghane. On a remarqué que, par rapport à il y a deux ans, ils sont plus jeunes. Ce sont des jeunes de 14, 15, 16 ans en majorité alors que précédemment c’était des jeunes de 17 ans qui venaient plus vers la Belgique.

Comment expliquer cet afflux de jeunes originaires d’Afghanistan ? Et pourquoi ce nombre a-t-il augmenté d’un coup ?

Il y a toujours eu beaucoup de mineurs qui venaient d’Afghanistan. Toutes proportions gardées, on avait 50 places d’accueil. C’est difficile de faire des généralités par rapport à ça. Les pays de destination sont choisis principalement – et ça c’est un rapport du HCR qui le présente – parce qu’ils respectent les droits de l’homme et parce que les personnes y connaissent quelqu’un ou ont de la famille. Peut-être que c’est pour ça que les Afghans choisissent la Belgique. »

Voir en ligne : http://www.rtbf.be/info/dossier/dra...

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