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Mineurs migrants : les tests osseux pointés du doigt

Publié le 15-12-2016

Source : www.courrier-picard.fr

Auteur : C-L.B.

« Mercredi, l’association Solidarité migrants de Beauvais a rappelé au département de l’Oise sa responsabilité d’assurer l’accueil des enfants en danger. De tous les enfants. « Le département a l’obligation de protéger les enfants jusqu’à leurs 18 ans. Peu importe la nationalité. Mais on constate un rejet des migrants mineurs », estime Michèle Kachouche, présidente de l’association.

Des tests osseux contestés

Tout se joue sur l’âge de la personne. S’il est majeur, le sans-papiers n’a pas à être aidé, et peut être expulsé. S’il est mineur, il faut un accompagnement. « L’Aide sociale à l’enfance, en charge de la protection, tend à vouloir démontrer que ce ne sont pas des mineurs », poursuit-elle. Car chaque prise en charge a un coût. Sont alors ordonnés des tests osseux afin de définir l’âge des personnes.

Ces tests, une radio de la main et du poignet, sont censés déterminer l’âge en fonction de la maturité des os. Avec une marge d’erreur de 18 mois… Distinguer clairement un migrant de 16 ans ou de 18 ans est presque impossible. « Ces jeunes gens, s’ils ne sont pas aidés, se retrouvent à la rue », explique Michèle Kachouche. C’est le cas de Bakary, Malien, dont l’acte de naissance atteste de ses 16 ans. Il a passé les tests osseux et, selon eux, il aurait 19 ans… « Le juge pour enfant n’a pas tenu compte de mon acte de naissance et depuis le 12 septembre, je suis à la rue. » Dans l’Oise, on dénombrerait 300 mineurs migrants. »

Voir en ligne : http://www.courrier-picard.fr/regio...

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