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Bienvenue dans l’école française

Publié le 12-02-2017

Source : www.vosgesmatin.fr

Auteur : Ph.N.

« L’Education nationale les appelle les allophones. Ce sont ces enfants étrangers qui arrivent dans les écoles sans parler le français. Mais avec l’aide des enseignants et de leurs camarades, ils s’intègrent à toute vitesse.

Livja prend son cahier et pointe son doigt sur la carte. Le point rouge qu’elle montre avec fierté, c’est l’Albanie, le pays qu’elle a quitté il y a quelques mois avec sa famille. Désormais, c’est à 2000 km de Tirana, qu’elle est scolarisée. Comme Almedin, arrivé de Bosnie ou Basmala originaire de Syrie, Livja découvre un nouveau pays mais surtout une nouvelle langue au sein de la classe de CM2 de Pascal Lamboley, le directeur de l’école du Saut-le-Cerf.
Comme une cinquantaine d’autres enfants scolarisés dans les écoles spinaliennes, Livja, Basmala et Almedin font partie des allophones, c’est-à-dire les enfants arrivés en France ces derniers mois et qui ne parlent pas le français.
Leur intégration dans les écoles d’Épinal est donc moins aisée que leurs petits camarades. Mais leurs cas ne sont pas une découverte pour l’Education nationale. « Les enseignants sont régulièrement confrontés à ce cas de figure. Ils sont formés pour cela et nous avons aussi des dispositifs pour les aider », explique Gaëtan Duprey, l’inspecteur de la circonscription d’Epinal-Xertigny.
Il existe ainsi des postes d’enseignants EANA (élèves allophones nouvellement arrivés) dont la mission est d’intervenir auprès de ces enfants étrangers. A l‘image de Rodolphe Koehler. « La première étape est déjà de leur faire passer des tests pour déterminer leur niveau scolaire et pouvoir les placer dans les classes qui leur correspondent », indique l’enseignant. Ensuite, les « allophones » sont intégrés dans des classes. Ils y suivent les cours normalement. Mais ils travaillent aussi par séquences avec Rodolphe Koehler dans une autre partie de l’école. Soit par petits groupes soit individuellement ».
Le but est d’apprendre à ces enfants le français scolaire. Qu’ils vont pouvoir parler et surtout écrire. « On part forcément de l’oral », indique Rodolphe Koehler. « Quand ils arrivent des pays latins, c’est plus simple. Par contre quand ils sont originaires d’autres pays où la phonétique est complètement différente, il faut tout leur réapprendre ! »
La maîtrise du français en 3-4 mois

Compliqué ? « Pas nécessairement car, étant immergés dans la langue française au contact de leurs camarades, certains enfants maîtrisent notre langue en 3 ou 4 mois », indique Pascal Lamboley qui met un point d’honneur à les accueillir en leur disant bonjour dans leur langue maternelle. « Ces enfants sont souvent bons élèves. Notamment en mathématiques car les programmes sont souvent différents dans d’autres pays ». Rodolphe Koehler est du même avis. « J’ai eu une petite Russe qui parlait 4 langues. Elle est en 6e maintenant. Et à son premier devoir de conjugaison, elle a eu 19,5 ! »
L’intégration de Basmala et des autres enfants étrangers permet également d’accélérer celle de leur famille dans la société française. Car leur rapide maîtrise du français est d’un grand secours. L’école est donc une étape primordiale pour tous ces enfants souvent déracinés. Car, dans leur classe, assis à leur table, ils n’ont pas l’impression d’être différents. Bien au contraire. »

Voir en ligne : http://www.vosgesmatin.fr/edition-d...

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