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Le centre Jules-Ferry va-t-il rouvrir ?

Publié le 13-03-2017

Source : www.nordlittoral.fr

« L’association Gynécologie sans frontières s’est faite moins présente à Calais depuis le démantèlement de la Jungle en novembre, et a recentré toutes ses activités sur le camp de la Linière à Bourbourg. Les actions des Sages-Femmes et Gynécologues de GSF, dans les camps de migrants consistent à prendre soin des femmes et de leurs enfants, qu’elles soient victimes de violences, enceintes, en détresse... Pour autant, elle suit de près la situation, le retour des migrants sur le Calaisis, qui seraient plus de 400 aujourd’hui. Pour elles, le constat est clair : la situation des femmes et des enfants migrants ne s’améliore pas, loin de là. Sans compter un camp à Grande-Synthe qui vient de fêter sa première année et où les conditions se dégradent grandement. « La Linière est en bout de course. Il faudrait refaire des shelters de meilleure qualité avec un espace femmes et enfants », explique le docteur Richard Matis, vice-président de GSF. Et son association d’appeler dans un communiqué : « Pour améliorer la sécurité des femmes et des mineurs isolés, GSF demande en urgence que soient ouverts des centres d’hébergement pour les femmes et les enfants. Le centre d’hébergement des femmes Jules Ferry à Calais, de 400 places, inutilisé depuis octobre 2016, doit être rouvert. »

Avant cette prise de position, Richard Matis avait déjà avancé cette hypothèse mais reconnaissait que « politiquement, ça ne serait pas très correct ».L’un des pires moments de leur mission est lié à la fin de la Jungle. « Le démantèlement de Calais, c’était dur pour les équipes émotionnellement. »

GSF évalue à 70% les femmes ayant subi des violences dans les camps ou sur leur parcours migratoire. Elles souffrent de multiples complications : stress post traumatiques, douleurs physiques et morales, grossesses non désirées, avortements, infections... « Prostitution imposée, viols, violences conjugales font partie du voyage. Les victimes sont pour la plupart complètement isolées. Les dépôts de plaintes au commissariat sont un véritable parcours du combattant pour les victimes. A chaque « démantèlement » GSF observe une recrudescence de violences sexuelles et de demandes d’IVG . »

Pour tenter d’y remédier, GSF a ouvert un « refuge de mise à l’abri d’urgence » en novembre. « Ce refuge pouvant accueillir 4 à 6 personnes permet à la victime de se poser pendant 2-3 jours. » En attendant mieux à leurs yeux. Médecins du monde alerte dans le même temps sur «  les conditions d’accueil dégradées, notamment pour la sécurité des femmes, des enfants et des mineurs non accompagnés mais aussi sur la situation sanitaire en général. »  »

Voir en ligne : http://www.nordlittoral.fr/22521/ar...

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