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Grande Synthe : Après la destruction du camp de migrants, des questions demeurent

Publié le 26-04-2017

Source : www.lavoixdunord.fr

Auteur : Aïcha Noui

« Que devient l’argent investi par l’État dans le camp de la Linière, près de 7 millions d’euros ? Quel avenir pour les 52 salariés de l’Afeji du camp, rémunérés avec une grosse partie de l’enveloppe ? Avec le devenir des migrants, ce sont autant de questions qu’on se pose après la destruction du camp, il y a quinze jours.

1- Que deviennent les millions de l’État ?

La première convention d’un an, entre l’État, la ville de Grande-Synthe et l’Afeji, signée le 31 mai 2016, avec une enveloppe de 3,9 millions d’euros pour le fonctionnement du camp, est soldée. Le 1er avril, un avenant à cette convention était signé, avec à la clé une enveloppe de 3 millions d’euros.
Mais dix jours plus tard, le camp était détruit. Et si la convention est à déchirer, « de ces 3 millions, l’État versera les montants prévus au prorata temporis de l’existence du camp arrêté au 17 avril », assure la préfecture.
« Nous sommes confiants dans l’engagement de l’État, affirme Franck Spicht, directeur territorial de l’Afeji. Nous sommes conscients qu’il s’agit d’argent public et nous allons justifier du moindre euro. » La totalité des 3 millions ne sera donc pas utilisée. L’Afeji a eu à sa disposition 1,9 million dans lesquels elle peut toujours piocher pour payer ses salariés. L’autre partie de la somme (1,1 million) était dévolue à la ville de Grande-Synthe. Après l’incendie, la ville a pu financer l’hébergement d’urgence et les travaux de réhabilitation des terrains du camp.

2- Que deviennent les salariés de l’Afeji ?
« Aucun salarié ne restera sur le carreau », promet Franck Spicht aux 52 salariés qui œuvraient dans le camp. « Il faut être honnête, en termes de volumétrie, il n’y a rien de comparable avec les besoins du camp. Notre action est quasi terminée. » L’Afeji a mis fin aux contrats de neuf salariés en période d’essai, embauchés au 1er avril. Ils ont été recasés à la ville de Grande-Synthe. Pour les 43 autres salariés, des missions leur sont confiées : nettoyage et démontage du camp et prise en charge des mineurs isolés accueillis dans les structures de l’Afeji. « Des CDD (non financés par l’enveloppe de l’État) pourront leur être confiés dans nos structures en cas d’arrêt maladie. » La dizaine de CDI « mis à disposition dans le camp » devraient retrouver au fur et à mesure leur poste dans les structures de l’Afeji.

3 - Que deviennent les migrants ?
Le 19 mars, les derniers migrants accueillis dans les gymnases après l’incendie ont quitté Grande-Synthe. Au total, 1154 migrants ont rejoint des centres d’accueil et d’orientation en France. Environ 75 mineurs isolés ont été placés dans des structures à Gravelines et en Flandre intérieure. Mais selon, l’Afeji, entre 300 et 400 migrants seraient dans la nature à Grande-Synthe et sur tout le littoral. »

Voir en ligne : http://www.lavoixdunord.fr/153426/a...

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