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Aude - Mineurs migrants : situation d’urgence

Publié le 28-06-2017

Source : www.ladepeche.fr

Auteur : B.H.

« En 2016, le département a pris sous son aile 232 mineurs migrants. Mais aujourd’hui, les structures d’accueil sont saturées. Un appel à projets vient d’être lancé à destination du secteur associatif.

« L’arrivée massive de mineurs migrants a saturé le dispositif d’accueil d’urgence ». Ce constat signé de la Chambre régionale des comptes d’Occitanie est directement tiré de la lettre d’observations définitives adressée à la mi-mai au conseil départemental. C’est dans cet esprit que la collectivité avait envisagé d’ouvrir un centre d’accueil à la Trivalle dans les anciens locaux de la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt. La ville de Carcassonne s’y étant opposée pour des « raisons techniques » laisse donc le département sans solution immédiate.

En attendant l’urgence demeure. En 2015, 67 mineurs non accompagnés (MNA) ont été pris en charge par la collectivité. 70 % sont originaires du Mali et de Guinée. Faute de places dans les structures adaptées (on en compte 33 dans tout le département), le conseil départemental loue des appartements ou des chambres d’hôtel pour un coût de 1,1 million d’euros l’an dernier.

Et à la question de l’hébergement s’ajoute la problématique des flux migratoires. Un flux qui semble ne pas vouloir se tarir. « Nous n’avons pas vocation à faire la police, rappelle Jean Brunel, le directeur de cabinet du président du conseil départemental. En revanche, la collectivité a des obligations envers tous les mineurs en difficulté qu’ils soient étrangers ou français ».

Faute d’avoir pu convaincre la ville de Carcassonne d’utiliser une partie des anciens locaux de la DDAF, le conseil départemental vient de lancer un appel à projets auprès d’associations. « Nous avons besoin de 130 places », rajoute Jean Brunel, confirmant ainsi implicitement que l’arrivée de jeunes migrants s’est inscrite durablement dans le temps. Le conseil départemental sera en possession des propositions le 10 juillet.

Dans leur rapport, les magistrats de la CRC évoquent même la possibilité de filières et de passeurs. « Ces derniers informés qu’une place se libérerait au SAE (Structure accueil enfance) concerné achemineraient un nouveau mineur pour qu’il puisse être pris en charge par ce service », peut-on lire également. De leur côté, les services de police confirment la tendance. « Nous avons de plus en plus de jeunes en provenance du Mali qui se présentent d’eux-mêmes au commissariat », reconnaît Xavier Gay-Heuzey, le directeur départemental de la sécurité publique.

À la mairie de Carcassonne, on affirme cependant ne pas avoir claqué la porte. « Gérard Larrat a écrit à André Viola », précise le cabinet du maire par la voix de François Mourad. « Nous pensons qu’il y a des solutions à trouver du côté de l’IUFM ou dans les anciens locaux de l’inspection académique ». Et de s’interroger : « Nous aimerions aussi savoir ce que le département fait de ces jeunes migrants, s’il n’y a aucune formation à la clé, ils peuvent être accueillis n’importe où ». »

Voir en ligne : http://www.ladepeche.fr/article/201...

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