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Migrants mineurs : une procédure d’expulsion enclenchée à Tours

Publié le 15-03-2019

Source : La Nouvelle République

Auteure : Vanina LE GALL

Extraits :

«  Tours. Depuis le 13 décembre, des migrants mineurs étaient accueillis dans un local, illégalement occupé. Une procédure d’expulsion a été enclenchée.

Le 13 décembre dernier, des bénévoles, des militants impliqués dans la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) et les jeunes migrants fondaient le collectif « plan B » et réquisitionnaient un local de 150 m2, rue Deslandes, à Tours (lire la NR du 20 décembre 2018). Là, au cœur du quartier Velpeau, l’espace avait été rapidement investi, installé pour une trentaine de MNA. Se trouvaient ainsi à l’abri, au chaud, les jeunes en attente d’évaluation, relevant des services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) – qui dépend du conseil départemental – et ceux déjà déboutés mais ayant entamé une procédure de recours.
Le propriétaire, prévenu par le collectif, une fois l’installation faite, avait alors la possibilité d’entamer une procédure d’expulsion. C’est chose faite depuis mercredi.

(...)

Silence Radio

Le 24 janvier, la préfète avait pris contact avec le propriétaire. Mettant en avant que les locaux en question seraient « susceptibles d’être qualifiés d’établissement recevant du public, ce qui nécessiterait une remise aux normes », indique l’ordonnance. Ce qui n’est possible… qu’après une expulsion préalable. La préfecture n’a pas souhaité s’exprimer. Pas plus que l’avocat du propriétaire, qui se borne à évoquer « un dossier sensible ».
Le squat et les personnes qui l’occupent n’entrent pas dans le principe de la trêve hivernale, depuis un amendement, en 2018, à la loi Logement.
Quid des jeunes ? Ils sont toujours sur place. Et devraient, prochainement, être convoqués devant le tribunal. A titre personnel. « Ils sont un peu démoralisés », indiquait hier une bénévole du collectif « plan B ». Les jeunes actuellement hébergés dans le squat sont majoritairement en situation de recours (*). A l’exception de cinq d’entre eux – reconnus mineurs en Indre-et-Loire mais envoyés dans d’autres départements au titre de la répartition où, réévalués – ils sont considérés comme majeurs. Livrés à eux-mêmes donc.

Et le centre de Sorigny ?

« Concrètement, il faut reloger ces jeunes. On ne squatte pas par plaisir », conclut une bénévole.
Quid du centre de primo accueil annoncé à Sorigny par le conseil départemental en janvier ? Là non plus, personne ne nous a répondu.

Le collectif « plan B » appelle à un rassemblement ce samedi 16 mars à 14 h, devant la préfecture, pour une déambulation revendicative en soutien aux jeunes. Une cagnotte a également été ouverte : lepotcommun.fr/pot/yb9fdzk ?

(*) Depuis l’arrêt rendu par le Conseil d’État en janvier, il n’y a plus de jeunes en attente d’évaluation sans mise à l’abri. »

Voir en ligne : https://www.lanouvellerepublique.fr...

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