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Étrangers : une politique d’enfermement sans grands résultats

Publié le 4-06-2019

Source : L’Alsace

Auteur : Luc CHAILLOT

Extraits :

«  La tension monte dans les centres de rétention, où les étrangers peuvent maintenant rester trois mois, alors qu’à peine 40% sont expulsés. Six associations dénoncent des enfermements abusifs.

La France enferme de plus en plus dans les centres de rétention et les étrangers y sont retenus de plus en plus longtemps. Mais quelle est l’efficacité réelle de cette politique d’enfermement, dénoncée par les associations ? Le taux d’expulsion depuis ces centres stagne à 40% depuis deux ans, contre 44% en 2016.

La loi Asile et immigration a doublé la durée maximale de rétention, qui est passée de 45 jours à trois mois. Elle n’était que de sept jours en 1981 et n’a cessé d’augmenter depuis. (...)

En 2018, plus de 26 600 étrangers, dont 208 enfants, ont été placés en rétention en métropole. Le nombre de places disponibles a fortement augmenté, passant de 1 069 à 1 549 en un an.

À titre de comparaison, l’Allemagne recourt beaucoup moins à l’enfermement, malgré l’afflux de plus d’un million de réfugiés. Elle compte cinq fois moins de places de rétention, mais le nombre d’expulsions y est beaucoup plus élevé qu’en France (...)

La Cimade dénonce l’inefficacité de la loi Collomb. "Depuis début 2019, les étrangers retenus au-delà de 45 jours ne représentent que 2% du total des éloignements", constate David Rohi.

En 2018, près de 40% des personnes en rétention ont été libérées par un juge parce que leurs droits n’avaient pas été respectés. C’est le cas notamment de centaines de demandeurs d’asile syriens, iraniens, afghans ou érythréens enfermés alors qu’ils ne sont pas expulsables vu la situation dans leur pays. (...)

10 Français placés en rétention après... une erreur de la police
On apprend aussi dans le rapport que 10 Français ont été placés en rétention en 2018 à la suite d’une erreur de la police.

Les associations dénoncent des pratiques abusives, à l’origine de tensions de plus en plus vives dans les centres de rétention. Les incidents se sont multipliés ces derniers mois. "Face à un fort sentiment d’injustice, on voit de plus en plus d’émeutes, de grèves de la faim, de débuts d’incendie, d’automutilations et de tentatives de suicide", constate David Rohi. (...)  »

Voir en ligne : https://www.lalsace.fr/actualite/20...

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