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Dans la "jungle" de Samos, une vie d’ennui et de désespoir au milieu des déchets

Publié le 10-12-2019

Source : InfoMigrants

Auteur : Rémi CARLIER

Extraits :

«  Sur l’île grecque de Samos, non loin de la Turquie, au moins 7 500 Syriens, Afghans, Irakiens, ou encore Congolais sont installés dans des tentes en bordure de la ville de Vathy. Quasiment livrés à eux-mêmes, ils attendent dans des conditions dramatiques un premier rendez-vous pour leur demande d’asile qui, pour beaucoup, aura lieu dans plus d’un an. D’ici là, impossible pour eux de partir.

(...)

Dans ces conditions, impossible de détecter les personnes vulnérables, normalement protégées par le droit européen. Des zones spéciales ont bien été aménagées dans le camp pour accueillir les femmes enceintes, les familles avec jeunes enfants ou encore les mineurs non accompagnés (MNA). Elles ont depuis longtemps atteint le maximum de leur capacité. "Les personnes vulnérables sont censées quitter l’île, notamment ceux nécessitant une hospitalisation. Mais sans médecins pour faire les examens de base, ils ne peuvent qu’attendre", explique Alexandra Batsila, l’une des deux avocates sur place d’Avocats sans Frontières (ASF). Elle déplore l’absence totale de communication entre la quinzaine d’ONG présentes à Samos et les autorités gouvernementales. À l’exception d’ASF, qui peut accompagner les demandeurs d’asile lors de leur premier entretien, et de deux ONG grecques, l’accès au camp est interdit et scrupuleusement contrôlé par la police.

Les mineurs non accompagnés livrés à eux-mêmes

Les 1 700 mineurs, dont plus de 330 non accompagnés, sont tout autant livrés aux affres de l’ennui que leurs aînés. Les portes des écoles grecques, qui ne pourraient jamais les accueillir, leur sont fermées. Les ONG Praxis et Still I Rise font ce qu’elles peuvent, cette dernière offrant des cours d’anglais, histoire et mathématiques à 140 jeunes de 12 à 17 ans, avec une liste d’attente supérieure à 200 personnes.

Au centre Mazi, aménagé par Still I Rise dans l’ancien dépôt d’un magasin chinois, ils y trouvent un peu de calme, de sécurité, et un cadre éducatif indispensable à leur âge. Mais ils y restent rarement plus de six mois, se désole Giulia Cicoli, co-fondatrice de l’organisation. "Ils voient certains de leurs amis transférés sur le continent, ne comprennent pas pourquoi ils doivent rester. Ils ne voient pas de fin à leurs problèmes, et finissent par ne plus venir". Les MNA sont d’autant plus vulnérables que, non détectés par l’administration, ils ne bénéficient pas de tuteurs et sont complètement livrés à eux-mêmes et aux dangers du camp, dont l’alcool et la drogue qui circule sous le manteau à vue d’œil dans la "jungle" (...)  »

Voir en ligne : https://www.infomigrants.net/fr/pos...

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