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Des enfants tentent de se suicider pour échapper à l’enfer des camps de migrants de Lesbos

Publié le 10-12-2019

Source : Le Figaro

Auteur : Yohan Blavignat

Extraits :

Depuis le début de l’année, une dizaine de mineurs, certains âgés de moins de 10 ans, ont tenté de mettre fin à leurs jours dans ces camps insalubres.

(...)

Dans le seul camp de Moria, sur l’île de Lesbos, plus de 17.000 migrants s’entassent dans le centre de réception et d’identification, prévu pour à peine 3 000 personnes. Parmi eux, les plus vulnérables sont les enfants. Ils représentent 36% des réfugiés, dont un millier sont des mineurs non-accompagnés venus principalement de Syrie et d’Afghanistan pour fuir les atrocités de la guerre. Cette surpopulation entraîne chez ces enfants des problèmes de santé, notamment des troubles mentaux. Une situation accentuée par l’insécurité à l’œuvre dans ces camps où quatre personnes sont mortes depuis janvier - dont un mineur de 15 ans, poignardé.

« Un tiers des enfants s’automutilent, d’autres ont des idées suicidaires. Depuis le début de l’année, une dizaine de mineurs ont fait des tentatives de suicide. C’est extrêmement rare de voir des enfants vouloir se suicider. Certains avaient moins de dix ans », relève auprès du Figaro Aurélie Ponthieu, conseillère sur les questions migratoires pour Médecins sans frontières (MSF), qui est allée à plusieurs reprises dans les camps des îles grecques. « Il y a également des enfants qui deviennent agressifs, alors qu’ils ne l’étaient pas à l’origine. Ou certains qui ne veulent plus jouer ou s’alimenter, qui recommencent à faire pipi au lit à 10, 12 ou 14 ans », poursuit-elle. (...)

« Nous demandons aujourd’hui l’évacuation pure et simple des personnes les plus vulnérables - malades, femmes et enfants - des îles grecques. Ces populations sont en situation de vie ou de mort, rien de moins que cela. Les enfants, qui n’ont rien demandé, sont sous la garde des autorités grecques. La solution ne peut pas être de renvoyer tout le monde en Turquie sous le couvert de procédures accélérées et arbitraires », juge Aurélie Ponthieu. « On ne peut maintenir ces personnes dans des petites îles d’où elles n’ont pas le droit de partir alors que le sens commun voudrait que ce soit juste des lieux de transit et qu’on fasse la procédure ailleurs, dans un endroit où il y a des conditions d’accueil dignes, où les enfants peuvent aller à l’école ».

Voir en ligne : https://www.lefigaro.fr/internation...

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