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« Indre : discorde au sujet des mineurs isolés »

Publié le 20-11-2020

Source : La Nouvelle République

Auteur : Antonin Galleau

Extraits :

« (...)

Malmenés à leur arrivée lors d’une évaluation expresse, les jeunes se retrouvent livrés à eux-mêmes, livrés à tous les trafics dans les rues de Châteauroux sous prétexte que leur minorité est remise en cause. Dans un communiqué, le Réseau éducation sans frontières de l’Indre (RESF 36), dénonce les conditions d’évaluation des mineurs non accompagnés.

« Un référentiel d’évaluation scrupuleusement suivi »

« Nous observons des refus quasi-systématiques, appuie un militant du réseau désireux de rester anonyme. Les motifs restent les mêmes : l’apparence physique, des documents d’identité qui paraissent faux, mais sans réelle vérification. »
Le collectif réclame « de réelles évaluations ». Notamment « de prendre le temps, comme l’État le permet » en finançant depuis 2018 « cinq jours de mise à l’abri » pour l’évaluation de la minorité. « Dans l’Indre, au plus rapide, elle s’effectue en un après-midi ou une journée. Au plus long, elle est de deux jours, avec une nuit à l’hôtel entre les deux », insiste le militant.

« Il n’y a aucune temporalité fixée par aucun texte, réagit Françoise Le Monnier de Gouville, directrice de la Prévention et du développement social (PDS) du conseil départemental de l’Indre. Il y a un référentiel d’évaluation que l’on suit scrupuleusement. Nous n’avons pas besoin de cinq jours pour le faire. »
(...)

La proportion de jeunes migrants isolés « que l’on évalue comme mineurs varie entre 20 et 40 % selon les années, indique la fonctionnaire. En 2020, nous sommes à plus de 33 %. » À ce jour, l’aide sociale à l’enfance prend en charge quatre-vingt-dix jeunes migrants.

« Une fois admis à l’aide sociale à l’enfance, ces mineurs sont accompagnés comme les 540 autres » enfants placés sous la responsabilité du département, souligne Françoise Le Monnier de Gouville. Les travailleurs sociaux élaborent avec eux un parcours d’insertion. Ils rejoignent une famille d’accueil, un hébergement spécialisé ou des appartements accompagnés « selon leur degré d’autonomie. »
RESF soutient que « les jeunes éprouvent un sentiment d’abandon. Pour eux, le confinement c’est toute l’année ». »

Voir en ligne : https://www.lanouvellerepublique.fr...

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