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« Insupportable insalubrité : les gérants de l’hôtel orléanais Le Sauvage devant la justice »

Publié le 22-01-2021

Source : La République du Centre
Auteur : David Creff

Extraits :

« L’hôtel Le Sauvage, au 71, rue de Bourgogne, à Orléans, fait l’objet d’une fermeture administrative depuis fin 2019 et ce jour où la police y fait une descente. En ce 28 novembre, l’opération de contrôle amène les forces de l’ordre à inspecter un autre établissement géré par la SARL Le Cloître-Saint-Aignan, qui en possède trois. Au sous-sol de l’Annexe, il est alors découvert une étonnante chapelle.
28 novembre 2019. La police procède à une descente au 71, rue de Bourgogne,
à Orléans. L’adresse de l’hôtel Le Sauvage. Devant l’état de délabrement de l’établissement, géré par la Sarl Le Cloître-Saint-Aignan, décision est prise de le fermer sur-le-champ. Pour péril imminent. Son gérant de fait, presque 90 ans aujourd’hui, et sa fille, sont alors placés en garde à vue.

Ainsi comparaissaient-ils, ce jeudi, devant le tribunal correctionnel d’Orléans,
"pour mise en danger d’autrui et abus de confiance". Abus de confiance, car
c’est au Sauvage que le Département et l’Aidaphi (*) logent les étrangers majeurs et mineurs non accompagnés.

L’Église de la montagne de feu et des miracles au sous-sol

La société hôtelière possède trois établissements, Le Sauvage donc, mais aussi le Jackotel, juste derrière, et L’Annexe, que l’on retrouve aux 100 et 102, rue de Bourgogne. L’Annexe, où sont aussi logés les publics fragiles, fait, elle aussi, l’objet d’une fermeture administrative, ce jour-là. Gageons que la chapelle découverte dans ses sous-sols n’y est pas étrangère. Le lieu était loué sous le manteau à l’Église de la montagne de feu et des miracles.

Ce jeudi, les débats auront essentiellement tourné autour du Sauvage. Question de la présidente aux prévenus : "Diriez-vous des sommes que vous touchiez qu’elles étaient conformes aux prestations rendues, vu l’état des chambres ?"

Elles étaient pourtant conséquentes : entre janvier et novembre 2019,
2.400 nuitées ont ainsi été facturées par la SARL au Département et à l’Aidaphi : 83.000 € de Sauvage (35 € la nuit) et 175.000 d’Annexe (51), "pour des prestations ridicules", estime la procureure de la République. Elle fera aussi remarquer
que les factures étaient au nom du Jackotel, établissement ô combien mieux tenu.

Dans un état de délabrement à peine croyable

Au Sauvage donc, il est fait état de tableaux électriques défectueux, d’issues de secours bloquées, d’extincteurs inaccessibles… À cela s’ajoutent les peintures écaillées, fils électriques dénudés, bouteilles de gaz dans la cour, cigarettes pas ramassées. Une cliente vivant à l’hôtel raconte "les gens dormant par terre,
les fellations dans les couloirs." Jamais, dit-elle, elle n’aura entendu le bruit
de l’aspirateur. Hygiène déplorable, on n’ose imaginer les avis sur TripAdvisor.

L’étude de ses comptes révèle que la société hôtelière dégage des bénéfices importants. Elle ne procède pas pour autant à des travaux au Sauvage. Son gérant s’en explique : "Je ne pouvais pas faire de travaux avec des gens dans l’hôtel.
On était en train de le vider pour le refaire complètement." Le "vider", signifie que les protégés du Département et de l’Aidaphi étaient redirigés vers L’Annexe, soit dit en passant, aux nuits plus chères.

(...)

Il eut pu par exemple le faire en ce soir de janvier 2019. La police est appelée
pour tapage nocturne. Elle consignera dans son rapport qu’une épaisse fumée s’échappait alors d’une chambre, où vingt jeunes étaient occupés à consommer
du cannabis. Les détecteurs de fumée étaient restés muets.

Grosses amendes requises

(...) »

Voir en ligne : https://www.larep.fr/orleans-45000/...

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