Mineurs isolés en exil : les lacunes de la protection dans le Pas de Calais

Source : La marmite aux idées (septembre 2012)

Extrait :

"La grande majorité des mineurs étrangers isolés présents à Calais sont Afghans pachtounes. C’est
aussi le groupe parmi lequel il y a la plus grande proportion de mineurs isolés. Plus ponctuellement,
nous rencontrons aussi des mineurs isolés d’autres ethnies afghanes, ou originaires d’Afrique de l’est
(Soudan, Éthiopie, Érythrée), d’Iran, de Palestine.

Le nombre de mineurs présents à Calais a pu fortement varier au cours du temps. Par exemple, lors
de la destruction de la jungle pachtoune le 22 septembre 2009, sur 276 personnes arrêtées, 135 ont
été reconnus comme mineurs à l’occasion d’un tri sommaire au faciès – d’autres se sont déclarés
mineurs en garde-à-vue ou en rétention. Entre l’automne 2009 et le printemps 2010, ils étaient entre
30 et 50 en permanence. Depuis le début de l’année 2012, ils sont moins d’une dizaine. Des mineurs
isolés sont également présents dans d’autres campements, en particulier à Saint-Omer (Pas-de-
Calais) et dans le Dunkerquois (Nord).

Des jeunes filles mineures, Érythréennes et Éthiopiennes, ont été rencontrées à Calais jusqu’en
septembre 2009, mais depuis cette date il n’y a plus qu’exceptionnellement des femmes.

Des familles, originaires d’Afghanistan, Iran, Irak, Arménie, Soudan, Érythrée, sont parfois
présentes, avec des enfants parfois très jeunes (moins de cinq ans)..."

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