La protection des enfants non accompagnés à la frontière franco-britannique. Réflexions des acteurs de terrains oeuvrant auprès des MNA en errance.

Date de publication : 20 octobre 2025
Source : La Plateforme de Soutiens aux Migrant.e.s
Auteur : Faustine Douillad et Chloé Lailler

Voir en ligne : www.psmigrants.org

Présentation :

" Plusieurs associations intervenants à la frontière franco-britannique auprès de mineur.es non accompagné.es (la Croix-Rouge française, ECPAT France, la Plateforme des Soutiens aux Migrant.e.s, Safe Passage International et Utopia56) ont contribué à un rapport d’expertise pour comprendre comment bien mener un travail social pertinent auprès des jeunes mineur.e.s isolé.e.s à la frontière franco-britannique. Ce rapport a été co-écrit par Faustine Douillad et Chloé Laillier.

Le littoral du nord de la France constitue un point de passage et de blocage pour des milliers de personnes. Dans ce contexte, on dénombre des centaines de mineur.e.s non -accompagné.e.s (MNA). La plupart des jeunes droment dehors, au milieu d’adultes, dans des bois, des squats, des terrains vagues. Leur quotidien est marqué par l’attente, l’errance, une grande précarité, de risque d’emprise.

De ce fait de nombreux jeunes ne sont pas protégés par la Protection de l’enfance, et se trouvent souvent en "non-adhésion" au système de protection : iels restent souvent caché.e.s, ne demandent pas d’aide, ne font pas confiance, ne considèrent pas la possibilité de se stabiliser en France. L’absence de demande de protection ne veut cependant pas dire que ces jeunes n’en ont pas besoin : pour la plupart, il s’agit d’un manque d’information ou une stratégie de survie.

C’est pourquoi des associations humanitaires spécialisées dans l’accompagnement des jeunes ont développé des pratiques d’aller-vers, efficaces et protectrices, pour tenter de faire adhérer ces enfants aux dispositifs de protection de l’enfance en France et obtenir une meilleure protection.

Ce rapport présente ces pratiques, ces réflexions sur la manière de penser la protection comme un processus, et non comme une offre immédiate pour protéger ces jeunes."

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