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Question écrite n°10772 publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019 de Monsieur le Sénateur Fabien Gay à l’attention de Mme la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la menace de fermeture pesant sur l’école d’Alembert de Montévrain (77) et réponse du Ministère des Solidarités et de la Santé publiée dans le JO Sénat du 16/01/2020 page 305

Publié le : jeudi 16 janvier 2020

Voir en ligne : http://www.senat.fr/basile/visio.do...

Source : Sénat

Date : question écrite n°10772 publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019, page 3041 et réponse du Ministère des Solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 16/01/2020 page 305

Auteur : M. Fabien Gay (Seine-Saint-Denis - CRCE)

[*Question écrite n°10772 de M. le Sénateur Fabien Gay publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019 :*]

«  M. Fabien Gay attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la menace de fermeture pesant sur l’école d’Alembert de Montévrain (77).

L’école d’Alembert, centre éducatif et de formation professionnelle (CEFP) géré et financé par la ville de Paris, accueille soixante-quatre mineurs non accompagnés, de quatorze à vingt et un ans, placés sous la protection de l’aide sociale à l’enfance (ASE) de Paris. Ces mineurs sont souvent isolés et en décrochage scolaire. Ils y sont formés aux métiers de la logistique transport, de la restauration et de l’aide à domicile, et y obtiennent des diplômes d’État et des certifications professionnelles.

Le site de l’école devait être rénové pour un coût de 21 millions d’euros, mais les travaux ont été reportés et c’est finalement une délocalisation et une restructuration qui sont annoncés. La fermeture de l’internat et par voie de conséquences, la destruction des emplois qui y sont liés, a été annoncée pour l’été 2019.

Les salariés se trouvent donc dans une situation pesante, difficile. Le contexte des travaux pour les jeux olympiques et le Grand Paris semble pousser à des économies au détriment, notamment, de l’école d’Alembert, alors que ces jeunes, ainsi que ceux qui les accompagnent, ont au contraire besoin du plus grand soutien et de moyens.

Le fait de concentrer l’école sur les activités de formation professionnelle fait par ailleurs perdre une dimension à ce centre, modèle de réussite - dans un contexte difficile pour l’aide sociale à l’enfance - qui perdure depuis 1882. Le travail et l’accompagnement des éducateurs, ainsi que l’internat, permettent en effet un travail éducatif approfondi et bénéfique pour ces jeunes.

Il souhaite savoir si le Gouvernement va soutenir l’école d’Alembert et permettre le maintien de cette institution essentielle pour l’accompagnement de ces jeunes. »

[*Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 16/01/2020 page 305 :*]

« L’école d’Alembert est un centre éducatif et de formation professionnelle (CEFP) qui relève de la Ville de Paris et le Gouvernement, en vertu du principe de libre administration, n’a pas vocation à s’immiscer dans les choix de gestion des collectivités territoriales. Par ailleurs, le Gouvernement a engagé plusieurs mesures pour améliorer l’accès à la formation de tous les jeunes, dans le cadre notamment de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Ainsi, l’obligation de formation jusqu’à 18 ans a été introduite par la loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance. En complément, la mission confiée à la députée Sylvie Charrière, vice-présidente de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, et à Patrick Roger, conseiller municipal délégué de Strasbourg Euro Métropole, doit permettre de formuler des propositions pour renforcer l’identification, l’orientation et le suivi des jeunes concernés par cette obligation de formation. Parallèlement, l’amélioration de l’accompagnement des jeunes majeurs sortant de l’aide sociale pour prévenir toute sortie sans solution fait partie des engagements socles souscrits par l’ensemble des territoires qui ont contractualisé avec l’État pour la mise en oeuvre de cette stratégie. Les principes directeurs de cette mesure ont été définis dans le cadre d’un groupe de travail associant des jeunes concernés et incluent un axe sur l’accès à la formation. »