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« Côtes-d’Armor. Migrants : des élus fustigent les délais de la préfecture »

Publié le 18-11-2020

Source : Ouest France

Auteur : Fabrice Bernay

Extraits :

« (...) Ils sont conseillers municipaux à Plouaret (Florence Le Gall), Plougonver (Gérard Bonvalet), Guingamp (Gaël Roblin), Lannion (Jean-Yves Callac) ou Saint-Brieuc (Marie-Jo Brolly)… et tous fustigent, dans une tribune, l’attitude de la préfecture des Côtes-d’Armor vis-à-vis de jeunes migrants non accompagnés, « mineurs ou jeunes majeurs, arrivés mineurs ».

Selon les trente signataires, nombre de ces jeunes, une fois sortis de la prise en charge réglementaire par les services du conseil départemental (aide sociale à l’enfance), sont livrés à eux-mêmes(...)

Mais, selon ces élus, « une fois expulsés du dispositif, la préfecture ne souhaite plus les rencontrer pour étudier une autorisation de séjour et donc de travail. Beaucoup d’entre eux avaient trouvé un employeur pour la rentrée de septembre en apprentissage, une inscription en CFA et l’espoir d’une situation moins compliquée. Les employeurs avaient prévu leurs commandes en fonction et planifié leur année de travail. »

« Aucun interlocuteur direct »

C’est là que le bât blesse : « Depuis la crise sanitaire, la préfecture a changé et complexifié maintes fois le procédé pour obtenir un rendez-vous. Il n’y a aucun interlocuteur direct à la préfecture, juste une boîte mail dont on n’obtient rarement de retour. Plus de trois mois ont passé depuis les demandes de rendez-vous et toujours rien. Des jeunes sans emploi, sans aucun revenu, avec la peur d’une obligation de quitter le territoire français. » Sans les récépissés délivrés par la préfecture, ces jeunes ne peuvent pas travailler, et les mois passent.

Les signataires « exigent » ainsi « que toutes les demandes d’autorisation de séjour déposées depuis cet été soient traitées prioritairement et dans les délais les plus courts, sans aucune distinction quant à la prise en charge ou non par les services départementaux. Ces jeunes et ces employeurs ne peuvent pas être les victimes collatérales de la crise sanitaire ».

« Pas de rupture dans la chaîne »

Contactée, la préfecture des Côtes-d’Armor signale que, s’agissant des mineurs non accompagnés, « le conseil départemental anticipe les démarches administratives avant leur majorité et établit une synthèse de la situation personnelle. Celle-ci est examinée en commun avec la préfecture et les récépissés de demandes sont systématiquement remis dès que le dossier est complet. Il n’y a pas de rupture dans la chaîne de demande ».

(...) Il faut aujourd’hui envoyer un mail ou un courrier. Les demandes sont traitées en fonction des urgences. »

En revanche, s’agissant des jeunes majeurs sortis des dispositifs de protection et faisant des demandes individuelles, la préfecture n’a pas été en mesure d’apporter une réponse plus précise avant l’écriture de ces lignes. »

Voir en ligne : https://www.ouest-france.fr/monde/m...

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