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Festival Décadanse à Brest : « Les pieds, pour un migrant, c’est la vie »

Publié le 23-01-2023

Date de la publication : 22/01/2023
Source : Le Télégramme

« La métropole de Brest s’anime, depuis le 18 janvier, avec la deuxième mouture du festival Décadanse. C’est la pièce « Asmara  », sur le vécu de jeunes exilés, qui a ouvert le bal, au Mac Orlan. Un thème qui entre en résonance avec deux expositions.

Mercredi 19 et jeudi 19 janvier 2023, les Quimpéroises Fiona Houez et Marion Le Bloa ont ouvert le bal du festival Décadanse dans la métropole brestoise avec la pièce « Asmara  », au Mac Orlan, à Brest. Sur scène, elles racontent le vécu de jeunes exilés.

Une thématique qui entre en résonance avec deux expositions photos - « Ceux qu’on invisibilise » de Thierry Tanter et « Mineurs isolés… Et après ? » de Margaux Olivré - à découvrir jusqu’au 29 janvier, au Mac Orlan. Pour la première, Thierry Tanter, ancien aide-soignant et aujourd’hui photographe, raconte une de ses photos : « On faisait une maraude, il pleuvait énormément et on a récupéré un jeune de 14 ans. On lui a offert une boisson chaude et une couverture de survie dans laquelle il a emballé ses pieds gelés. Les pieds, pour un migrant, c’est la vie, parce que si les pieds sont esquintés, on ne peut plus avancer ».

Danser l’exil

Fiona Houez et Marion Le Bloa, elles, ont fait connaissance en apportant leur aide aux exilés dans des campements, Porte de la Chapelle, à Paris. Fiona est danseuse, Marion, juriste spécialisée en droit des étrangers. « J’ai senti que l’histoire des jeunes que j’avais rencontrés me traversait  », confie Fiona. « J’ai voulu les raconter et j’ai fait appel à Marion, à sa voix et son expertise ». Le spectacle « Asmara  » était alors né. Depuis, le corps de Fiona et les mots de Marion s’entremêlent sur scène. Ils dépeignent la fatigue, les douleurs et les procédures interminables vécues par les mineurs exilés.[...] »

Voir l’article en ligne : www.letelegramme.fr/