InfoMIE.net
Centre de Ressources pour les Mineurs Isolés Etrangers

Accueil > Actualités MIE > Le Royaume-Uni va-t-il renoncer à accueillir tous les mineurs isolés venant (...)

Le Royaume-Uni va-t-il renoncer à accueillir tous les mineurs isolés venant de Calais ?

Publié le 13-12-2016

Source : www.europe1.fr

Auteur : Lionel Gougelot

« Selon plusieurs associations, Londres aurait recalé les deux tiers des jeunes de l’ancienne "Jungle" de Calais qui avaient demandé l’asile.

Le Royaume-Uni est-il en train de fermer sa frontière aux mineurs isolés de la "Jungle" de Calais récemment démantelée ? Si une partie d’entre eux a pu passer la frontière, nombreux sont les jeunes étrangers qui vont rester en France. Europe 1 se penche sur leur sort et, surtout, sur leur avenir.

Quel était exactement l’engagement de Londres ? Selon l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, Londres s’est engagé à accueillir tous les mineurs isolés "dont les attaches familiales sont établies" (au titre du règlement européen de Dublin) et à "étudier" les dossiers de ceux "dont l’intérêt supérieur serait de rejoindre ce pays" (pour l’amendement Dubs de la législation britannique). Après l’appel des associations lundi, l’Angleterre a dénoncé "une rumeur" selon laquelle le Royaume-Uni cesserait de prendre en charge sa part de mineurs.

Combien de mineurs ont été acceptés au Royaume-Uni ? Le ministre britannique de l’immigration, Robert Goodwill, a assuré que tous les mineurs de Calais qui avaient demandé l’asile de l’autre côté de la Manche avaient bien été interrogés par les services du Home Office (ministère de l’Intérieur). Il a également précisé que 468 mineurs avaient été accueillis. Mais combien sont donc restés en France ? Sur les 2.200 mineurs qui étaient dans la "Jungle", seuls 468 ont donc été acceptés, soit moins d’un tiers. Il resterait donc plus de 1.700 jeunes sur le territoire national.

Que vont devenir ceux qui sont restés en France ? Dans les centres d’accueil pour mineurs les travailleurs sociaux estiment qu’il y a encore des jeunes qui répondent aux critères qui sont restés en France. Exemple à Lille : sur les 23 mineurs accueillis ici depuis le démantèlement de la "Jungle" de Calais, seuls 4 d’entre eux ont répondu aux critères très stricts imposés désormais par Londres.

"Les autres attendent en espérant de nouveaux départs", explique Frédéric Rouvière, responsable de l’association Sauvegarde du Nord. "On a été surpris par ce faible nombre de réponses positives. Il y a du flottement parce qu’ils ont compris que tout le monde ne passerait pas. On nous a assuré que d’ici à la fin de l’année et le début 2017, on aurait d’autres réponses positives".

Que fait la France pour aider ces mineurs ? La France a donc la charge d’accueillir ces 1.700 jeunes placés sous la responsabilité de la protection de l’enfance. Ils sont donc répartis dans les départements pour suivre des cours intensifs de français et une formation professionnelle.

Ne seront-ils pas tentés de regagner l’Angleterre illégalement ? Si l’attente est trop longue, les responsables associatifs redoutent tous que les mineurs fuguent pour tenter le passage clandestin. Encore une fois. »

Voir en ligne : http://www.europe1.fr/international...

Coordonnées

Association InfoMIE
22, rue Corvisart - 75013 Paris

Contact :
Aurélie GUITTON, Coordinatrice

Contact mail


Contenu inaccessible

Enregistrant une baisse continue des financements publics et privés malgré une activité en hausse incessante depuis des années, la plateforme InfoMIE suspend volontairement pendant une semaine l’accès au centre ressources.

Elle entend ainsi alerter sur sa situation les pouvoirs publics défaillants au regard de la mission de service public rendue et les quelques 60 000 visiteurs mensuels.

Depuis deux ans, InfoMIE a développé de nouvelles activités pour répondre aux demandes croissantes des acteurs, dont les pouvoirs publics, accompagnant ces enfants particulièrement vulnérables, appelés mineurs isolés étrangers ou MNA. Elle apporte une information objective, exhaustive et de qualité au nombre croissant d’acteurs confrontés à cette thématique, grâce au travail de son unique coordinatrice. Cela ne suffit plus.

Si cette situation vous préoccupe vous pouvez au choix et de manière cumulative :
Faire un don en ligne

  • Faire un don
    ou par chèque à l’ordre d’infoMIE, à envoyer à
    InfoMIE, 22 rue Corvisart, 75013 Paris
  • Relayer cette information sur les réseaux sociaux

Merci de votre soutien