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Marseille, mafias et mal-logement

Publié le jeudi 21 février 2019 , mis à jour le jeudi 21 février 2019

Source : Info Migrants

Date : 20 février 2019

Auteure : Anne-Diandra LOUARN

Extraits :

«  Carrefour de la diversité, ville portuaire, la cité phocéenne n’a pas échappé depuis 2015 au flux migratoire venus d’Afrique. Les autorités se disent débordées et peinent à offrir un accueil digne à cette population souvent livrée à elle-même, vivotant dans des squats et sans connaissance de ses droits. La situation est si “chaotique” que de plus en plus de mineurs isolés disparaissent dans les filets de réseaux mafieux...  »

  • SAINT-JUST, LE SQUAT SYMBOLE D’UNE CRISE (1/2)

«  "Le squat est un soulagement, mais jusqu’à quand ?"

À 50 ans, Nadia* a quitté l’Algérie, sa famille et son métier de professeure de français pour venir faire soigner sa fille de 8 ans en France. La petite Inès* qui vit en fauteuil roulant est atteinte d’une maladie neurologique affectant son développement. (...)

Sans papiers ni logement, la mère de famille ne peut envisager de faire venir son mari et son autre fille pour le moment. “La question du logement m’inquiète beaucoup car même si on est bien ici au squat, on sait que c’est temporaire”, dit-elle, résignée. “Quand nous sommes arrivées en France au tout début, j’avais quelques économies, mais on a tout dépensé dans des hôtels. Ensuite on a passé 15 jours à la Draille, on a aussi appelé quatre fois le 115 pour ne pas dormir dehors. Donc le squat c’est vraiment un soulagement… Mais jusqu’à quand ?”

Comme Nadia et Inès, 250 personnes, dont 60 enfants et 120 mineurs non-accompagnés, vivent dans le squat Saint-Just. Investi depuis le 18 décembre 2018 sur initiative citoyenne, l’immeuble, qui appartient au Diocèse, s’étend sur trois niveaux et compte une soixantaine de chambres équipées de salle de bains.

Cuisine, infirmerie, salle de jeux pour les enfants, chambre froide pour stocker les dons de nourriture, buanderie et friperie gratuite : tout a été aménagé pour apporter un minimum de confort aux occupants. (...)

Dans les couloirs, occupants nigérians, guinéens, ivoiriens, maghrébins mais aussi serbes et albanais se côtoient et s’entraident. “Ici c’est comme une grande famille”, commente Nadia. Les jeunes jouent volontiers avec les plus petits qui détalent dans les couloirs, tandis qu’en cuisine les conseils fusent pour aider les mineurs non-accompagnés à faire la cuisine. “Il y a toujours quelqu’un en train de cuisiner, cette pièce est occupée de 5h du matin à 23h non-stop”, raconte Isabelle.

Vacant depuis plusieurs années, le bâtiment vient toutefois d’être vendu à l’Institut Méditerranéen de Formation (IMF). “Les futurs propriétaires ont besoin de réaliser des travaux d’aménagement donc ils nous demandent de quitter les lieux d’ici le 31 mars pour qu’ils puissent être prêts pour la prochaine rentrée de septembre”, poursuit la bénévole.

L’IMF s’est récemment engagé à dialoguer avec les responsables du collectif 59 Saint-Just “sur la manière dont une solution adaptée pour tous pourraient être trouvée, qui respecte les droits et revendications posées dès le début de cette action politique. Nous accorderons-nous sur une solution ?”, interroge le collectif. Et d’ajouter : l’IMF a réitéré son engagement “à ne pas demander l’expulsion, ce qui signifie l’ouverture à une négociation que nous espérons fructueuse”.

En attendant, la vie continue au squat. “On organise des cours de français, des permanences juridiques, des cours de gym ou d’art thérapie et même des ateliers de résolution de conflits pour aider à la vie en communauté. Le quotidien n’est pas idéal, mais c’est mieux que d’être sans-abri”, note Isabelle. “Nous avons une liste d’attente de plus de 50 familles. Cette situation est exécrable. Il y a, à Marseille, des familles, des femmes avec des nouveau-nés à la rue.”

Des migrants "broyés" entre mal logement retards administratifs

Contactés par InfoMigrants, la préfecture de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et le département des Bouches du Rhône se disent débordés par l’afflux de migrants. Soulignant “une augmentation sans précédent des demandes d’asile”, la préfecture indique avoir “considérablement augmenté les places d’hébergement disponibles” et compte poursuivre cette année.

“En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il y avait au départ 3 945 places disponibles. En 2017, il y en avait 5 294 et depuis 2018, il y en a 6 197. Nous avons donc augmenté le nombre de place de près de 50% en deux ans. Le département des Bouches-du-Rhône porte 51% des capacités d’hébergement de la région”.

Des chiffres qui ne convainquent pas les associations de défense des droits des migrants qui y voient un manque de volonté politique. “Cette situation n’a rien de nouveau ou d’inédit. Cela fait des années qu’on interpelle les autorités et le département”, lâche Pascaline Curtet déléguée nationale de la Cimade dans le sud-est de la France. “Actuellement 250 personnes dont des dizaines de mineurs sont logés dans le squat de l’avenue Saint-Just. Avant eux, c’est l’Église Saint-Ferréol sur le Vieux Port qui avait été réquisitionnée en 2017. L’histoire se répète. Il nous faut, dès à présent, des places d’hébergement d’urgence et pérenne, pour les jeunes comme pour les adultes.”

Selon Pascaline Curtet, à Marseille, la situation est à ce point “chaotique” que les personnes qui arrivent, “si elles n’ont pas de connaissance, pas de communauté ou qu’elles ne sont pas francophones, vont être broyées dans une masse de délais non respectés, de non hébergement, elles seront amenées à croiser des réseaux de proxénétisme ou de drogues.” (voire épisode 2 - chapitre 4)

Dans les quartiers nord, des tours insalubres ont été évacuées ces derniers mois. On y soupçonnait d’ailleurs l’existence de plusieurs réseaux. Marseille regorge “d’un fabuleux réservoir d’appartements malsains et d’immeubles vides”, ironise Pascaline Curtet. “Cela pousse [les migrants] dans une logique de squat qui les rend invisibles.”

Invisibles mais aussi difficilement quantifiables. Car “contrairement à des villes comme Paris où l’on organise les fameuses nuits de la solidarité, à Marseille, il n’y a rien. Nous n’avons donc aucun chiffre précis sur le nombre de SDF dans nos rues et encore moins la proportion de migrants parmi eux”, explique Florent Houdmon, directeur de l’agence PACA de la Fondation Abbé Pierre.

“En revanche, on sait que Marseille connaît l’une des situations les plus difficiles en France en termes d’hébergement”, poursuit-il. “Et on craint que la situation se tendent encore davantage depuis le drame de la rue d’Aubagne survenu en novembre 2018.” À ce jour, plus de 300 immeubles ont été évacués. “Environ 2 000 personnes sont concernées et 1 300 personnes sont toujours logées à l’hôtel. Le pire c’est que les évacuations continuent”, explique Florent Houdmon.

Ces logements comptent une toute petite proportion de propriétaires occupants, quelques locataires avec droits et titres et énormément de “squatteurs ou faux squatteurs”, indique-t-il. “Ils paient généralement un loyer au noir ou à un marchand de sommeil. Ce sont bien souvent des migrants qui n’osent pas se faire connaître des autorités de peur d’être expulsés. Depuis l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, ces gens trouvent d’autres squats ou retournent à la rue”, déplore-t-il, alors même que Marseille, dit-il, connaissait déjà une pénurie de logements sociaux et d’hébergements d’urgence.  »

Retrouvez l’article intégral ici.

  • LES MIGRANTS MINEURS AU CŒUR DE LA DÉBÂCLE (2/2)

«  Ces mineurs qui se battent pour une vie normale

L’association PEP 13 propose des cours de français et de mathématiques aux jeunes de 16 à 20 ans.

À seulement 14 ans, Moussa* a déjà connu les affres de la pénurie de logements à Marseille. Avant d’avoir une place au squat Saint-Just, il dormait à la rue. Maltraité par son beau-père depuis le décès de son père en 2017, ce jeune Malien s’est laissé convaincre par son oncle de l’accompagner en voyage. D’abord à Bamako, puis ensuite vers l’Europe. “Je ne savais pas quoi faire d’autre alors je l’ai suivi”, confie-t-il.

Après un éprouvant périple à travers le Maroc puis sur un petit canot en mer, l’adolescent et son oncle ont fini par arriver en Espagne où ils se sont perdus de vue, Moussa ayant été pris en charge immédiatement en raison son jeune âge. “On m’a logé avec des mineurs en dans un foyer, mais c’était difficile, je ne trouvais personne qui me comprenait, personne qui parlait ma langue, le Bambara. J’ai rencontré tout de même un Malien, lui il parlait le français. Donc on a décidé d’aller en France par le premier train qu’on a trouvé. J’ai toujours aimé ce pays", raconte le jeune homme dans sa langue maternelle, qu’un de ses amis traduit pour InfoMigrants. "Je ne suis presque pas allé à l’école, mais j’en ai une image de pays riche, les montres, les vêtements, les effets etc.”

Les migrants mineurs, accompagnés ou non, sont particulièrement nombreux à Marseille. D’abord parce que la ville est facilement accessible depuis les frontières italienne et espagnole. Ensuite parce qu’elle possède un vaste tissu associatif et a donc la réputation d’être solidaire, ce qui rassure les jeunes souvent trop impressionnés pour aller tenter leur chance à Paris. En outre, beaucoup de jeunes sont également envoyés à Marseille depuis d’autres départements, en vertu de la clé de répartition nationale censée équilibrer le nombre de mineurs isolés en fonction de plusieurs critères. (...)

Arrivé à Marseille par hasard, le jeune Moussa a passé ses premières nuits à la gare Saint-Charles comme beaucoup d’autres. “C’est là que des bénévoles du squat Saint-Just nous ont trouvé [lors d’une maraude] et nous ont proposé de dormir au squat.” Si le jeune homme est heureux d’avoir pour le moment un toit sur la tête et des repas chauds, il sait que la situation est précaire. Alors il s’accroche à l’éducation pour espérer construire une vie décente en France. (...)

L’association les PEP 13, dans le 12e arrondissement, reçoit une dizaine de jeunes du squat Saint-Just. “Quand ils rentrent ici, ils sont tout de suite extrêmement motivés et déterminés. Ils voient l’école comme un tremplin vers leur nouvelle vie”, affirme Catherine Borios, présidente des PEP 13. Grâce à des cours de français et de mathématiques, l’objectif est de permettre aux jeunes (entre 16 et 20 ans) d’intégrer une classe de CAP ou un bac pro. En cas d’échec, l’élève entre dans une plateforme, une classe charnière se trouvant dans un lycée. Les PEP 13 affichent un taux de réussite au Diplôme d’Études en Langue Française de 98 %.

Les cours magistraux sont dispensés par deux professeurs dans des classes d’une quinzaine d’élèves. Deux médiatrices donnent, en plus, des cours de soutien en petits groupes de deux ou trois élèves. Leur rôle est aussi d’organiser des activités extérieures ou encore d’aider les jeunes dans leur insertion professionnelle grâce à des stages. “Elles développent un vrai lien de proximité et de confiance avec les jeunes”, se félicite Catherine Borios.

Les sorties pédagogiques sont particulièrement appréciées des jeunes qui se montrent friands de connaissances utiles et pratiques sur Marseille. “On leur présente aussi les associations susceptibles de les aider, on leur apprend à utiliser le réseau de transports ici, de connaître leurs droits ou encore les institutions”, explique Catherine Borios.

L’idée est d’offrir à ces jeunes “un endroit de confiance où ils peuvent se poser pour avancer dans leur vie”, résume Corinne Auffret, médiatrice des PEP 13. (...) L’école c’est leur priorité, ils sont impliqués, passionnés et engagés.

(...) Sans aide de la région ni du département qui a pourtant la charge de mineurs isolés, l’association risque de devoir cesser son activité dès la rentrée prochaine. “On a reçu cette année 50 000 euros de la préfecture qui a décidé d’arrêter sa contribution car la somme qu’elle nous donnait fait désormais partie d’une enveloppe budgétaire à destination des quartiers en difficulté, or ce n’est pas forcément là que nos jeunes sont logés”, regrette Olivier Rossignol, directeur des PEP 13.

L’association espère pouvoir compter sur de nouveaux financements afin de poursuivre son action qu’elle sait essentielle alors même que le nombre de mineurs non accompagnés poursuit sa croissance allant de pair avec le besoin de leur prise en charge scolaire. Car sans ce filet de sécurité, sans cette bouée, les jeunes sont d’autant plus en proie aux réseaux de trafic de drogues et d’êtres humains.

Drogues, trafics : l’emprise des réseaux sur les jeunes

Les histoires de réseaux de proxénétisme et de trafic de drogues visant les étrangers sont, d’après les associations d’aide aux migrants, monnaie courante à Marseille. “Comme à Paris, les gens doivent faire la queue à 3h du matin, dans le froid, sous la pluie, pour des questions administratives. On nous rapporte souvent que des trafiquants et des réseaux leur tournent autour alors qu’ils sont dans la file d’attente de la PADA. Ils exploitent ainsi facilement la misère des personnes et les mineurs sont une cible de choix”, explique Pascaline Curtet déléguée nationale de la Cimade dans le sud-est de la France.

Au centre névralgique des réseaux mafieux : les fameux quartiers nord de Marseille, bien sûr, mais aussi la gare Saint-Charles. C’est là que les migrants, bien souvent mineurs, éreintés par leur voyage et perdus, débarquent d’Italie ou d’Espagne et passent leurs premières nuits. C’est aussi là que proxénètes et trafiquants repèrent et approchent les migrants à la nuit tombée. “On nous raconte que des femmes ont subi des viols par des hommes qui leur proposent des hébergements. Des mineurs disent aussi qu’on leur a fait des avances, qu’ils sont démarchés par des hommes ou qu’on leur propose de la drogue”, poursuit Pascaline Curtet.

(...) Dans son dernier rapport annuel d’activité publié en mars 2018, la Mission Mineurs Non-Accompagnés (MMNA) du ministère de la Justice dresse le constat “de l’implication croissante de MNA dans des faits de délinquance.” Le document d’une trentaine de pages présente ces mineurs comme “des enfants en errance, déjà en difficultés dans leur pays d’origine et souvent repérés par des réseaux pour commettre des délits”, peut-on lire. “Fréquemment [vendeurs ou] consommateurs de produits stupéfiants, ils sont aussi très souvent des victimes de trafic d’êtres humains”.

Anne Gautier, militante du Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) à Marseille explique : “Lorsque vous dormez à la rue depuis des jours dans le froid, sans manger et que quelqu’un vous propose de venir chez lui, vous finissez par accepter. Il peut s’agir d’un lambda venant chercher de la chair fraîche comme d’un réseau constitué de prostitution ou de trafic de drogues”, se désole-t-elle. Et de poursuivre : “Nous le savons, la police le sait, le département le sait. Je peux même vous dire qu’une fellation, ça coûte 10€ à la gare Saint-Charles. Mais ça reste un gros tabou, comme toutes les victimes d’abus, les jeunes ont peur de nous parler, peur d’être coupables, peur qu’on les rende coupables”.

Les stupéfiants, consommés et/ou vendus, viennent s’ajouter à l’équation. “Il y a un accès à la drogue très facile. Les jeunes consomment plutôt des médicaments, car c’est moins cher”, explique Sylvie*, l’éducatrice du jeune Achour au sein du ministère de la Justice. “Parmi les plus populaires en ce moment on a les substituts de Méthadone, le Rivotril et le Lyrica. Ça se vend 1€ le cachet. Ça détruit la tête, ça déconnecte complètement. Des médecins proches du marché aux puces nous disent qu’ils en voient beaucoup.”

Achour qui vient de fter ses 18 ans entour de son ducatrice et de sa psychologue se tient devant la fentre de son studio quelques minutes pieds de la gare Saint-Charles Marseille Crdit Anne-Diandra Louarn InfoMigrants
Achour qui vient de fêter ses 18 ans entouré de son éducatrice et de sa psychologue se tient devant la fenêtre de son studio à quelques minutes à pieds de la gare Saint-Charles à Marseille. Crédit : Anne-Diandra Louarn / InfoMigrants
Malgré sa prise en charge par la PJJ, Achour n’a, en effet, pas tout de suite pu être logé. Après son interpellation, il a passé six mois à la rue pour éviter de retourner chez son logeur et dans son réseau de trafiquants, puis trois mois dans un hôtel. Dans le département des Bouches du Rhône, les retards de traitement des dossiers s’accumulent.

“Normalement, lorsqu’un mineur arrive à Marseille, il doit aller se présenter à l’ADDAP13 où il sera identifié et répertorié sur une liste officielle. La loi dit que sa mise à l’abri doit être immédiate puis que son évaluation doit être faite dans les cinq jours. C’est à l’État de financer la mise à l’abri en attendant l’évaluation”, détaille Anne Gautier de RESF. Au bout des cinq jours, si la minorité est confirmée, le jeune tombe sous la responsabilité du Conseil départemental. Il est alors présenté à un juge pour enfant qui produit une OPP ordonnant la prise en charge globale du mineur : hébergement, scolarisation, suivi sanitaire et social etc.

Mais “en pratique, à Marseille, on en est loin”, continue Anne Gautier. “En moyenne, un jeune qui arrive est dans la rue deux ou trois mois au moins en attendant son évaluation. Puis il passe en moyenne trois ou quatre semaines dans un hôtel avant de bénéficier d’une vraie prise en charge”. Selon la militante, 150 jeunes à Marseille faisant actuellement l’objet d’une OPP ne sont pas pris en charge. “Une centaine d’entre eux dorment à l’hôtel, souvent dans des chambres miteuses d’hôtels de passe. Et une bonne cinquantaine est dehors.” Mais il ne s’agit là que de ceux dont on a connaissance. Beaucoup, comme l’a été Achour, restent à ce jour invisibles.

Le département, qui reconnaît que les délais des évaluations et des prises en charge est de plus en plus long, justifie ces dysfonctionnements par l’afflux de jeunes mineurs à Marseille. “Nous avons reçu 804 MNA déclarés en 2018. À titre de comparaison, ils étaient à peine une soixantaine en 2015. On en attend encore plus en 2019”, indique Brigitte Devesa, élue des Bouches-du-Rhône, conseillère départementale déléguée à l’enfance et la PMI.
“Les autorités ont cruellement manqué d’anticipation. Cela fait trois ans que le collectif MIE 13 existe. Avant lui, il y avait l’association des Jeunes errants. Alors non, ce n’est pas un afflux soudain et imprévisible de jeunes migrants”, rétorque Anne Gautier, estimant qu’il faudrait à l’heure actuelle environ 100-150 places d’hébergement d’urgence pour les mineurs en attente d’évaluation. S’ajoute ensuite le besoin de places en MECS pour une prise en charge totale du mineur dès son OPP.

Brigitte Devesa affirme qu’en 2018, 250 places pour les MNA ont été créées. “Pour 2019, nous prévoyons l’ouverture de 100 places supplémentaires dans le courant du 2e semestre au sein d’un bâtiment qui se trouve près du siège du journal la Provence. Mais cela prend du temps car le bâtiment doit être évalué, sécurisé, aménagé etc. Nous lançons également un appel à projets qui consiste à ouvrir 500 places supplémentaires dans des MECS. Les associations ont jusqu’au 15 avril pour déposer leur dossier.”

*prénoms modifiés »

Retrouvez l’article intégral ici.

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